PROJET TERMINÉ

Le SIAAP et l’ensemble des partenaires participent à un projet global de mutualisation des équipements, des moyens et des compétences pour mettre en place des infrastructures d’assainissement capables d’améliorer la protection de la ressource en eau et les conditions de vie des habitants des trois fédérations du Sud Liban.

Naissance du projet

Origine du projet

A la fin de l'année 2008, le SIAAP a été sollicité par la fédération des municipalités d'Iqlim el Touffah, via le bureau de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU : Liban, Syrie, Jordanie) / Bureau Technique des Villes Libanaises (BTVL), organe exécutif du comité des maires libanais.
La fédération d'Iqlim el Touffah souhaitait obtenir un appui technique et financier du SIAAP, en matière de gestion des eaux usées.

Parallèlement, le SIAAP a été mobilisé par la Ville de Nogent-sur-Marne, jumelée depuis seize ans avec la municipalité libanaise de Jezzine (chef-lieu de la fédération de Jezzine) pour accompagner la ville dans la gestion de ses eaux usées.

La fédération d'Iqlim el Touffah et la fédération de Jezzine étant voisines, le Bureau Technique des Villes Libanaises a fait le lien entre les deux fédérations pour leur proposer d'engager une démarche commune vis-à-vis du SIAAP.

Les deux fédérations ont alors souhaité en intégrer une troisième à leur démarche, la fédération du Mont Rihan, située en amont des deux autres, et des sources d'eau qui alimentent une partie de la région du sud du Liban.

Contexte

Située au sud du Liban, la fédération de Jezzine est composée de 26 municipalités disséminées sur un territoire très étendu. Autour de la ville de Jezzine, en l'absence d'infrastructures d'assainissement efficaces, les eaux usées, principalement d'origine domestique, sont rejetées dans la rivière Wadi Jezzine qui traverse la vallée et se jette dans la Méditerranée. Les villages en aval utilisent l'eau de cette rivière pour l'irrigation de leurs cultures maraîchères.

La fédération d'Iqlim el Touffah est composée de neuf municipalités. La source Nabah el Tasseh, située sur le territoire de la fédération, alimente la moitié du sud du Liban en eau potable, soit 300 000 habitants. La préservation de la qualité de cette eau est cruciale. Il semblerait que la source soit aujourd'hui polluée par les rejets des villages de la fédération du Mont Rihan.

C'est pour cela que les partenaires libanais ont souhaité intégrer cette fédération dans leur partenariat avec le SIAAP et, ainsi, renforcer la cohérence de la démarche engagée.

Un protocole d'accord entre le SIAAP, les trois fédérations, la ville de Nogent-sur-Marne, le Bureau Technique des Villes Libanaises (BTLV) et le bureau de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) a été signé à la fin de l'année 2009 afin de définir les contours de cette coopération.

Partenaires et référents locaux

  • La ville de Nogent-sur-Marne, partenaire historique de coopération décentralisée avec la ville de Jezzine assure la mobilisation des élus locaux de la fédération de Jezzine et des autorités nationales libanaises.
  • Les trois fédérations libanaises assurent le pilotage du projet avec le SIAAP.
  • Le Ministère libanais de l'Energie et de l'Eau est pleinement associé à ce projet, il participe au comité de pilotage, valide les résultats des études, et les agents peuvent prendre part aux visites techniques.
  • Le bureau des Cités et Gouvernements Locaux Unis / Bureau Technique des Villes Libanaises est l'opérateur libanais de cette coopération, il assure l'animation du comité de pilotage de projet et la mobilisation des autorités nationales concernées par le projet.

Descriptif du projet

Réalisation d'une étude définissant des schémas directeurs d'assainissement dans les trois fédérations ainsi q'une étude juridique portant sur les modes de gestion des infrastructures d'assainissement. Sur la base de ces études, les partenaires pourront mobiliser des associés techniques et financiers pour la réalisation des ouvrages d'assainissement.

Formation des élus locaux, des agents de développement local en poste dans les fédérations, et des techniciens en charge de l'entretien des ouvrages existants et à venir. Ces formations prennent plusieurs formes : voyages d'études, visites techniques, stages de quelques jours dans des services du SIAAP, ou de son partenaire marocain l'ONEP, accompagnement et formation sur le terrain.

Pendant cette première phase de coopération, certains ouvrages, qui ne nécessitent pas de lourdes réparations, seront remis en service grâce à une enveloppe annuelle de 30 000 euros.

Dépenses engagées par le SIAAP entre 2010 et 2012 : 235 004,11 euros.

Avancement du projet

Le SIAAP a obtenu en 2010 pour ce projet une subvention du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. En septembre de cette même année, le Président du SIAAP s'est rendu sur place afin de valider l'ensemble des activités à mettre en œuvre entre 2010 et 2012.

Dans le cadre des actions de faible montant, un diagnostic élaboré par les agents du SIAAP sur la station d'épuration de Rihan a permis en 2011 sa réhabilitation. En 2012 les travaux à faible montant ont commencé dans la fédération de Jezzine et dans la Fédération d'Iqlim el Touffah.

Au niveau des études, la définition des schémas directeurs de gestion des eaux usées dans les trois Fédérations a été lancée en juillet 2011, avec le bureau d'étude LibanConsult. La réception de ces travaux est attendue en août 2012. Parallèlement, une étude juridique sur la gestion de l'assainissement au Liban va être lancée cette année pour envisager des modes de gestion intégrant les fédérations.

Chiffres clés - LIBAN

Superficie : 10 452 km²

Population : 4 125 247 hab.

Revenu moyen par habitant : 5 696

Accès moyen à l'assainissement : 58 %

Nombre de bénéficiaires : 20 000

Localisation

Info plus

Au Liban, la compétence "Eau et Assainissement" n'a pas été transférée aux municipalités et reste du ressort de l'Etat. C'est pourquoi, les services de gouvernementaux libanais sont pleinement intégrés dans ce projet dont la réussite dépend de la bonne collaboration entre les autorités locales libanaises et les structures de l'Etat. Dans ce contexte, ce projet constitue la première expérience au Liban d'un partenariat entre l'Etat et des autorités locales sur la question de l'assainissement.

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